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XBRL, un langage pour la communication financière
XBRL rend les données intelligentes
Un standard en marche
Des débuts prometteurs dans le secteur bancaire
En 2007, XBRL s’installe dans les entreprises
Un investissement, pas un surcoût
Des avantages nombreux pour tous
XBRL, un langage pour la communication financière
Le langage XBRL (eXtensible Business Reporting Language) vise à simplifier la communication, l’analyse, la comparaison des états financiers et les échanges d’information financière. Il est fondé sur le standard XML (eXtensible Markup Language), exploité, sans toujours que vous le sachiez, dans la plupart des outils bureautiques. Comme tout système linguistique, il permet de composer des textes grâce à une grammaire ( la spécification XBRL) et un vocabulaire matérialisé par un dictionnaire de données – une taxonomie. Celle-ci définit les types de données et les relations entre ces données en fonction d’un type de rapport financier. Des balises (ou tags) spécifient la donnée : ceci est un chiffre d’affaires, cela est une immobilisation, etc. La « grammaire » précise le type de cette donnée (date, montant, devise…), les libellés qui lui sont associés (éventuellement dans différentes langues et pour différentes utilisations), les types de documents de présentation qui utilisent cette donnée et les règles de calcul où elle intervient.
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XBRL rend les données intelligentes
Les atouts du langage XBRL sont nombreux. En passe de devenir un standard, ce format est totalement indépendant des plates-formes tant matérielles que logicielles. Unique au monde, il est lui-même fondé sur d’autres standards comme, par exemple, les codes de devises ISO. De ce fait, les données ne sont pas ambiguës. Elles sont réutilisables dans n’importe quel pays et dans n’importe quelle langue. En langage XBRL, dans la mesure où un seul référentiel comptable est utilisé (les IFRS par exemple), la notion de revenu sera la même au Japon, en Espagne, en Grande-Bretagne… ou en France. La donnée n’est plus piégée dans un système informatique propriétaire (preuve en est l’intégration par la plupart des grands éditeurs de logiciels) ; il n’est plus nécessaire de la ressaisir ou de multiplier les « traducteurs » pour la comprendre et l’analyser.
Dans un fichier XBRL, la donnée devient intelligente. Là où un fichier PDF n’autorise que sa consultation, XBRL permet d’identifier facilement une donnée précise et d’exploiter l’information telle quelle, pour comparer plusieurs exercices ou plusieurs sociétés, par exemple. Les analystes n’ont plus à reprendre les données que leur transmettent les fournisseurs d’informations financières et à chercher à les enrichir ou à détailler certaines lignes qui cumulent plusieurs données. En format XBRL, le fichier est facilement lisible et exploitable. Ce qui améliore sensiblement la communication financière. De même, dans le domaine de l’informatique décisionnelle, XBRL simplifie l’analyse des rapports, souvent établis au format Excel, et surtout il facilite la consolidation des données issues de sources multiples.
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Un standard en marche
Promu en France par l’association XBRL France, créée en juin 2005, le langage XBRL a franchi d’importantes étapes en peu de temps. Plusieurs projets ont démarré dans l’Hexagone, d’abord dans le monde bancaire, mais aussi maintenant dans les entreprises. Déjà plusieurs d’entre elles publient leurs comptes annuels sur leur site Web au format XBRL comme, par exemple, 3M, Xerox, Microsoft, Reuters ou Business Objects.
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Des débuts prometteurs dans le secteur bancaire
Depuis sa création, il y a 3 ans, le Comité européen des superviseurs bancaires (CEBS) a œuvré à l’harmonisation des pratiques de supervision en Europe. Il a défini un format commun pour les reportings prudentiel alias COREP (COmmon REPorting) et comptable, FINREP (FINancial REPorting).
En 2006, XBRL France a défini les taxonomies correspondantes afin que les établissements bancaires puissent respecter l’obligation qui leur est faite d’établir leurs rapports au format XBRL. Cette obligation concerne environ 80 établissements, essentiellement des grandes banques, à compter de fin juin 2007 pour les rapports FINREP et pas moins de 650 établissements à fin décembre pour les rapports COREP. Une plate-forme, ouverte depuis le début du mois de mars 2007, permet aux établissements de tester leurs systèmes en procédant à de premiers envois de documents. Cette étape permettra aux banques de réunir les domaines de la gestion des risques et la gestion financière et comptable. Elles pourront établir des reportings à la fois financiers et relatifs aux risques. XBRL favorise la notion de reporting multidimensionnel, qui sera le « nec plus ultra » de l’information financière.
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En 2007, XBRL s’installe dans les entreprises
Maintenant qu’il est en passe de faire ses preuves dans le monde bancaire, XBRL dispose de tous les atouts pour convaincre les entreprises qu’il représente une véritable opportunité de fluidifier et d’améliorer leur communication financière. XBRL les dispense de développer des interfaces rigides entre leurs différents outils informatiques. L’information financière est produite selon un format qui n’appauvrit pas les données – au contraire ! – et que tous les intermédiaires financiers peuvent exploiter sans avoir à la ressaisir.
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Un investissement, pas un surcoût
Loin d’être un surcoût pour les systèmes d’information des entreprises, XBRL s’avère un investissement… modeste qui plus est ! Un groupe américain teste la production de ses comptes au format XBRL depuis quelques mois. La direction a avoué un investissement initial de… 300 dollars et 80 heures de travail pour réaliser une première publication au format XBRL ! Elle envisage de compléter ce premier pas par un investissement de 40.000 dollars et 600 heures de travail assuré par ses ressources internes pour atteindre un gain de temps sur le planning de clôture d’environ 20 %.
Et il ne s’agit là que de l’utilisation de XBRL pour la publication des rapports. Quand le langage remontera progressivement la chaîne de production de l’information financière, les gains augmenteront. Demain, grâce à XBRL GL (General Ledger) les entreprises pourront traduire l’ensemble de leurs documents comptables (l’écriture, le grand livre, les journaux) dans un format standard et non propriétaire. Elles bénéficieront ainsi pleinement en interne de l’avantage de la standardisation. La donnée sera ainsi étiquetée et définie dès son apparition dans le système d’information et tout au long de la chaîne de l’information financière.
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Des avantages nombreux pour tous
Les principaux avantages de cette standardisation pour la communauté financière, pour les entreprises et pour leurs partenaires financiers sont une plus grande rapidité, une plus grande fiabilité de la publication des reportings tant interne qu’externe, et des économies liées essentiellement aux ressaisies de données, devenues superflues.
Le premier atout de XBRL est qu’il est possible de commencer à moindre coût et facilement en installant un « traducteur » XBRL en sortie de son système d’information. Ce logiciel de traduction associe des étiquettes à chaque donnée selon la taxonomie choisie. Cela permet de produire les rapports et les déclarations aux régulateurs et aux partenaires financiers. Pour les entreprises, l’utilisation de XBRL se traduit aussi par un raccourcissement appréciable des délais de clôture. La qualité des comptes se trouve généralement améliorée tout comme la communication financière.
Si XBRL a franchi une première étape importante en entrant dans les entreprises pour le reporting externe, il lui reste maintenant à remonter le long de la chaîne de production de l’information et donc à gagner le cœur des systèmes d’information : les grands logiciels d’entreprise. Les entreprises réduiront alors le coût de production de leurs reportings financiers.
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