XBRL (eXtensible Business Reporting Language) est une innovation majeure créée à la fin des années 1990 par des professionnels de l’audit. Langage de reporting libre de droits basé sur le standard XML, il permet de réduire les coûts et de fiabiliser la transmission de l’information financière.
XBRL est un langage informatique, ouvert et libre de droit, qui permet d’identifier précisément chaque information financière, à l’image de la révolution qu’a constitué le « code-barre » dans la distribution.
Ces informations financières sont identifiées à partir de dictionnaires de données (les taxonomies) élaborés et partagés par toutes les parties intéressées.
XBRL s’appuie sur un standard internet de transfert de données, XML, très largement répandu dans le monde.
Autant de reporting que de destinataires et des coûts inutiles
XBRL permet de réduire ces coûts liés à la « chaîne du reporting », depuis le producteur de l’information jusqu’à son utilisateur final, et d’améliorer ainsi la compétitivité des entreprises.
XBRL est une réponse à la nécessité de transparence de plus en plus présente sur les marchés financiers
Les entreprises, et en particulier les agents financiers et les entreprises cotées (les émetteurs), doivent répondre aux exigences croissantes de transparence dans le domaine de la communication financière (loi Sarbanes-Oxley, directives « transparence » et « prospectus »), qui sont indispensables au bon fonctionnement des marchés. XBRL apparaît depuis plusieurs années comme un moyen puissant d’y répondre parce qu’il simplifie, fluidifie et fiabilise la chaîne de traitement de l’information financière réglementée permanente et périodique ainsi que l’information sur les opérations financières (essentiellement le « document de référence » et « prospectus »).
Petit cours d’informatique financière…
Comme tout système linguistique, le langage XBRL permet de composer des textes grâce à une grammaire, la spécification XBRL, et un vocabulaire matérialisé par un dictionnaire de données, une taxonomie.
Le langage XBRL distingue ainsi la présentation (la mise en forme), du contenu (les données), grâce à des balises qui permettent de déterminer la sémantique (le sens) des données.
La taxonomie définit les types de données et les relations entre ces données, par référence à un domaine ou à une réglementation précise (par exemple, normes IFRS ou bien normes comptables françaises, directives européennes…). Des balises (ou tags) spécifient la donnée : ceci est un chiffre d’affaires, cela est une immobilisation, etc.
La « grammaire » précise le type de cette donnée (date, montant, devise…), les libellés qui lui sont associés (éventuellement dans différentes langues et pour différentes utilisations), les types de documents de présentation qui utilisent cette donnée et les règles de calcul où elle intervient.Pour simplifier, la donnée est toujours accompagnée des informations qui permettent de la comprendre. (à l’inverse de la structure rigide d’un message informatisé).
XBRL , ces atouts fondamentaux
Dans un fichier XBRL, la donnée devient intelligente.
Là où un fichier PDF n’autorise que sa consultation, XBRL permet d’identifier facilement une donnée précise et d’exploiter l’information sans la ressaisir.
Les analystes n’ont plus à ressaisir les données que leur transmettent les fournisseurs d’informations financières et à chercher à les enrichir ou à détailler certaines lignes qui cumulent plusieurs données. En format XBRL, le fichier est facilement lisible et exploitable, ce qui améliore sensiblement la communication financière.
Dans le domaine de l’informatique décisionnelle, XBRL simplifie l’analyse des rapports, souvent établis au format Excel, et facilite notamment la consolidation des données issues de différentes sources.
Les atouts du langage XBRL sont nombreux. XBRL est totalement indépendant des plates-formes tant matérielles que logicielles. Unique au monde, il fait lui-même appel à d’autres standards existant, comme, par exemple, les codes de devises ISO. De ce fait, les données ne sont pas ambiguës. Elles sont réutilisables dans n’importe quel pays et dans n’importe quelle langue, à condition de disposer de (ou d’importer) la taxonomie nécessaire.
En langage XBRL, et pour un référentiel donné (les IFRS par exemple), la notion de revenu sera la même au Japon, en Espagne, en Grande-Bretagne… ou en France.
La donnée n’est plus piégée dans un système informatique propriétaire et devient lisible par tous.